Les RDV de l’amiable : Rencontre avec François Jullien autour de son ouvrage “Dénouer. Petite philosophie pratique de la médiation” à Science Po le 12 mars

François Jullien sera à Science Po le jeudi 12 mars de 19h15 à 21h15 pour une discussion avec Sorraya Amrani Mekki et Bertrand Delcourt autour de son petit livre Dénouer, petite philosophie de la médiation (éditions Rue de l’Echiquier).
 
Soraya Amrani Mekki est professeure à l’École de droit de Sciences Po, Directrice de l’Observatoire des modes amiables de résolution des différends.
Bertrand Delcourt est avocat, médiateur et membre du Conseil national de la médiation.​
 
Denouer-Petite-philosophie-pratique-de-la-mediation.jpg

 
Informations pratiques : Science Po,  Amphithéâtre Jeannie de Clarens, 19h15-21h15
Rendez-vous de l’amiable. Rencontre  autour de Dénouer. Petite philosophie pratique de la médiation
Informations et inscription :


JOURNEES D’ETUDE

« Modernité, arts, subjectivité »

Raisons et régions du pensif

20-21 mars 2026 – Patronage laïque Jules Vallès, 72, avenue Félix Faure, 75015 Paris

Informations et inscription : https://www.patronagelaique.eu/event-details/modernite-arts-subjectivite-raisons-et-regions-du-pensif-colloque

On disait les « Belles-Lettres » ou « les ouvrages de l’esprit ». On n’a dit la « littérature » qu’à la charnière du XVIe et XIXe siècle, ce qui a promu la modernité. La notion maintenant nous paraît aller de soi tant elle est assimilée. Quelle mutation profonde s’est trouvée engagée ? On réfléchira comment pense la littérature, au regard de la philosophie, notamment en creusant l’écart entre penseur et pensif. L’avènement de la littérature ne va-t-il pas de pair avec la promotion d’une subjectivité infinie ? La question sera ainsi d’interroger ce que peut signifier la subjectivité, terme devenu maintenant capital dans notre pensée, mais toujours à explorer.

Programme à télécharger ici


Revoir, aux Amis des Musées

Texte de Dominique Forget suite à la discussion de François Jullien et Alain Avila, galerie Area, 18 février 2026

L’exposé de François Jullien suit un parcourt qui, en gros, va de l’idée du Musée comme
ensemble, comme environnement, à celle de la peinture pour elle-même en passant par le
tableau comme objet d’appropriation. La peinture elle-même est vue soit comme un objet
susceptible d’analyse soit comme support et agent d’une expérience du visible, de manière
locale ou en totalité. Une totalité ouverte à ne pas identifier avec celle du tableau enfermé dans
son cadre. Ce processus se condense ensuite sur l’idée de l’« ainsi ».
Il me semble qu’on pourrait aller un peu plus loin en s’intéressant d’avantage à ce qui se passe
du côté du sujet ou, disons, du moi support et même acteur du regard. Dire que de ce côté là le
processus aboutirait à une sorte d’effacement est-il suffisant? Certes la fable du peintre
disparaissant dans son tableau est séduisante. Il me semble que la peinture, dans sa modernité
plus récente, n’a cessé d’interroger sa fonction de relais, d’échos, de provocation ou de
suggestion vis à vis du regardeur ou de ce qu’on peut donc appeler le sujet du voir. Picasso
pourrait être cité mais bien d’autres de Balthus à Kandinsky ou Rothko. Par là n’en va-t-il pas
alors de l’ « ainsi » du sujet ou du regardeur lui-même ? Et n’est-ce pas ce que nous dit cette
histoire de celui qui se couche après avoir regardé?
Pourrait-on alors creuser cet « ainsi » en allant du côté de la pensivité ? Il faudrait, pour ce faire,
ne pas écarter de la peinture les éléments symboliques ou signifiants qui peuvent précisément
prendre en charge ou simplement solliciter cet « ainsi » du sujet. Éléments que nous retrouvons
chez les peintres déjà cité comme aussi dans la peinture chinoise où des éléments tels que
l’eau ou la montagne sont fortement “signifiants”… Il y aurait des peintres ou le symbolique tend
à prévaloire et d’autres qui seraient au contraire dans une perspective d’effacement du
symbolique dans le pur pictural (Rothko); des peintures où cette dimension du symbolique
renverrait plutôt au motif extérieur (La montagne de Cézanne ou ses pommes mais il y a aussi
des poires !) et d’autre où elle renverrait plutôt au sujet (Kandinsky et la musique par exemple).
L’ ainsi » y gagnerait la polyvalence ou la polysémie d’une saisie de soi ou d’une hésitation, d’un
vertige ou d’un effacement…

 

 

Dialogues, par Fabrice Midal.

Vidéo consacré à François Jullien

“Comment redevenir simplement vivant”, François Jullien

Lien vers vidéo Youtube

Lien vers Apple podcasts

Lien vers Deezer

Lien vers Spotify