
PARUTION
Demeurer vivant, François Jullien, éditions Rue de l’Echiquier
Il y a le vital qui est le simple fait d’être en vie ; et il y a le vivant qui est la
capacité de déployer le plus pleinement en soi la vie. Le contraire du vital est
la mort ; le contraire du vivant est la vie qui « n’est plus une vie », qui n’est
plus qu’une pseudo-vie, autrement dit de la « non-vie ».
Tout au cours de la vie, notre vie est menacée de n’être plus qu’un semblant
de vie. Mais cela est encore plus vrai quand on avance en âge.
Si vivre est ouvrir des possibles dans sa vie, comment re-possibiliser sa vie,
y compris en fin de vie ?
À l’encontre des « recettes » de vie, du Développement personnel et du
marché du bonheur, il nous faut prospecter nos ressources de vie – à quoi
sert la philosophie.

Métahorèse
Un souffle dans l’écart
Étymologie :
- Méta (μετα) qui signifie au-delà, après, changement
- Horèse (òριζείν, òρoς) vient du grec ancien :
La racine : χωρ – (khor-), est liée à χωρoς (khóros) « espace, lieu, endroit ».
χωρησις (khórésis) ou du verbe χωρεîν (khoreîn), signifiant : « se mouvoir, aller, s’avancer, se retirer, faire place, céder la place » suggère l’idée de passage, d’ouverture.
Rappelons la distinction entre Topos (Τόπος) et Chôra (Χώρα).
Le Τόπος est une position définie, délimitée, nommée, mesurée. Aristote le définit comme une limite immobile, un cadre matériel, repérable. Suite ici
Entrevue entre François Jullien et Sybille Persson : Les pratiques d’accompagnement en entreprise à l’épreuve de la dé-coïncidence.

Dans la revue canadienne Management international, disponible en ligne en libre accès ici
Management International, Vol 30, N° 1, pp. 114-118, https://doi.org/10.59876/a-
Dialogues, par Fabrice Midal.
Vidéo consacré à François Jullien

“Comment redevenir simplement vivant”, François Jullien
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