PARUTIONS

Demeurer vivant, François Jullien, éditions Rue de l’Echiquier

Il y a le vital qui est le simple fait d’être en vie ; et il y a le vivant qui est la
capacité de déployer le plus pleinement en soi la vie. Le contraire du vital est
la mort ; le contraire du vivant est la vie qui « n’est plus une vie », qui n’est
plus qu’une pseudo-vie, autrement dit de la « non-vie ».
Tout au cours de la vie, notre vie est menacée de n’être plus qu’un semblant
de vie. Mais cela est encore plus vrai quand on avance en âge.
Si vivre est ouvrir des possibles dans sa vie, comment re-possibiliser sa vie,
y compris en fin de vie ?
À l’encontre des « recettes » de vie, du Développement personnel et du
marché du bonheur, il nous faut prospecter nos ressources de vie – à quoi
sert la philosophie.

 

 

Publication d’Arts et dé-coïncidence. Réel, raté, inouï par Laetitia Petit, Vincent Tiffon, Charles de Paiva-Santana

Chercheurs et artistes expérimentent l’opérativité et l’efficacité du concept de dé-coïncidence forgé par le philosophe François Jullien en le mettant à l’épreuve des arts. Le concept de dé-coïncidence proposé par le philosophe, helléniste et sinologue François Jullien a fédéré, pendant une année, une équipe de chercheurs et artistes venus de différents horizons : des philosophes, des psychanalystes, des artistes peintres, des compositeurs, des enseignants-chercheurs de l’université d’Aix-Marseille et un metteur en scène ont lancé une véritable expérience de recherche à laquelle François Jullien lui-même s’est associé.
Ensemble, ils ont cherché à rendre compte de l’opérativité et de l’efficacité du concept de dé-coïncidence à l’épreuve des arts. De leurs diverses rencontres est né cet ouvrage, organisé selon cinq axes thématiques qui ont émergé de leurs rencontres : “Dé-coïncidence : décapement, décalement, découvrement” ; “Réel, raté, inouï” ; “Ecart, effet (entre)” ; “Rouvrir des possibles” ; et enfin “Différence et dé-coïncidence”.
Chaque chapitre de ce volume résulte donc d’une nécessité d’approfondir une thématique en particulier, soit du fait de son caractère insistant, soit parce qu’elle soulève des questions, voire des points de confrontation, lors des rencontres interdisciplinaires, notamment le concept même de dé-coïncidence en lien avec la notion de différance, ou celui d’inouï avec la notion de réel.


 
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TEXTE DE NOS MEMBRES
Claude Plouviet

Métahorèse

Un souffle dans l’écart

 Étymologie :

  • Méta (μετα) qui signifie au-delà, après, changement
  • Horèse (òριζείν, òρoς) vient du grec ancien :

La racine : χωρ – (khor-), est liée à χωρoς (khóros) « espace, lieu, endroit ».

χωρησις (khórésis) ou du verbe χωρεîν (khoreîn), signifiant : « se mouvoir, aller, s’avancer, se retirer, faire place, céder la place » suggère l’idée de passage, d’ouverture.

Rappelons la distinction entre Topos (Τόπος) et Chôra (Χώρα)

Le Τόπος est une position définie, délimitée, nommée, mesurée. Aristote le définit comme une limite immobile, un cadre matériel, repérable. Suite ici

 


Entrevue entre François Jullien et Sybille Persson : Les pratiques d’accompagnement en entreprise à l’épreuve de la dé-coïncidence.

Dans la revue canadienne Management international, disponible en ligne en libre accès ici

Management International, Vol 30, N° 1, pp. 114-118, https://doi.org/10.59876/a-4arf-84f4


 

Dialogues, par Fabrice Midal.

Vidéo consacré à François Jullien

“Comment redevenir simplement vivant”, François Jullien

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