RENCONTRE
Mercredi 27 mai, 19h
Rencontre autour de l’essai de François Jullien Revoir, Aux Amis des Musées (Ed. Rue de l’Échiquier, 2026) à l’atelier Henri Landier
1 rue Tourlaque, Paris 18
Entrée gratuite, sur inscription par mail : association.decoincidences@gmail.com

Entrevue entre François Jullien et Sybille Persson : Les pratiques d’accompagnement en entreprise à l’épreuve de la dé-coïncidence.
Dans la revue canadienne Management international, disponible en ligne en libre accès ici
Management International, Vol 30, N° 1, pp. 114-118, https://doi.org/10.59876/a-Revoir, aux Amis des Musées
Texte de Dominique Forget suite à la discussion de François Jullien et Alain Avila, galerie Area, 18 février 2026
L’exposé de François Jullien suit un parcourt qui, en gros, va de l’idée du Musée comme ensemble, comme environnement, à celle de la peinture pour elle-même en passant par le tableau comme objet d’appropriation. La peinture elle-même est vue soit comme un objet susceptible d’analyse soit comme support et agent d’une expérience du visible, de manière locale ou en totalité. Une totalité ouverte à ne pas identifier avec celle du tableau enfermé dans son cadre. Ce processus se condense ensuite sur l’idée de l’« ainsi ». Il me semble qu’on pourrait aller un peu plus loin en s’intéressant d’avantage à ce qui se passe du côté du sujet ou, disons, du moi support et même acteur du regard. Dire que de ce côté là le processus aboutirait à une sorte d’effacement est-il suffisant? Certes la fable du peintre disparaissant dans son tableau est séduisante. Il me semble que la peinture, dans sa modernité plus récente, n’a cessé d’interroger sa fonction de relais, d’échos, de provocation ou de suggestion vis à vis du regardeur ou de ce qu’on peut donc appeler le sujet du voir. Picasso pourrait être cité mais bien d’autres de Balthus à Kandinsky ou Rothko. Par là n’en va-t-il pas alors de l’ « ainsi » du sujet ou du regardeur lui-même ? Et n’est-ce pas ce que nous dit cette histoire de celui qui se couche après avoir regardé? Pourrait-on alors creuser cet « ainsi » en allant du côté de la pensivité ? Il faudrait, pour ce faire, ne pas écarter de la peinture les éléments symboliques ou signifiants qui peuvent précisément prendre en charge ou simplement solliciter cet « ainsi » du sujet. Éléments que nous retrouvons chez les peintres déjà cité comme aussi dans la peinture chinoise où des éléments tels que l’eau ou la montagne sont fortement “signifiants”… Il y aurait des peintres ou le symbolique tend à prévaloire et d’autres qui seraient au contraire dans une perspective d’effacement du symbolique dans le pur pictural (Rothko); des peintures où cette dimension du symbolique renverrait plutôt au motif extérieur (La montagne de Cézanne ou ses pommes mais il y a aussi des poires !) et d’autre où elle renverrait plutôt au sujet (Kandinsky et la musique par exemple). L’ ainsi » y gagnerait la polyvalence ou la polysémie d’une saisie de soi ou d’une hésitation, d’un vertige ou d’un effacement…Dialogues, par Fabrice Midal.
Vidéo consacré à François Jullien